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A.E.P.H.V.
« Les Mirauds Volants »

Aéro-tapas

Non il ne s’agit pas d’une ligne oubliée de l’Aéropostale dans les récits de Saint Exupéry, mais d’une ligne tout récemment ouverte pour le plaisir!

Ce lundi 2 juillet 2012, Thomas avait planifié la 2ème étape de son Miraud-Tour :

10h décollage de Tarbes Laloubères, touch and go sur PONSON où je le rejoignais avec Didier, instructeur de l’AC Béarn et le MC Flight-Design.

Poser à Nogaro pour nous adjoindre le Boisavia de Patrice et Chantal.

puis cette petite patrouille mirobolante de 3 avions aurait pris le cap vers notre base vélivole mythe de Moissac Gandalou.

Il ne fut rien de tout cela, contrariés par une nature hostile nos Stéphanois entreprenants, se résignèrent a regarder la pluie rebondir sur les ailes de leur D R400 cloué sur le parking Forézien. « les boules graves… » entendis je à l’autre bout du fil; alors qu’au pied des Pyrénées ce lundi pointait un soleil certes frais le matin, mais aux rayons prometteurs.

Didier avait bloqué sa journée, moi aussi, et l’avion n’attendait que nous pour décoller. Alors on allait casser la croute, mais où ? Cap à l'ouest sur les rivages Atlantiques, et les tapas à San Sébastian, ça te dit ? Comment refuser, le dépaysement en prime…

Le MC F-WVIP, (et oui !), se pose en 28 à PONSON vers 11h, et pendant que je m’installe à bord, Didier répond à un message téléphonique. Il faut rappeler l’aviation civile Espagnole à Fontarabie pour confirmer sur le plan de vol, le poids total de notre machine, 600 kg pour cet eELA biplace. Quelques dizaines de minutes après conciliabule en Castillan avec la compagnie Ibéria, puis avec le bon numéro ‘in English of course’ par Didier qui possède la qualif radio internationale indispensable pour ce vol, (sauf à parler la langue du pays), et la 10 en herbe nous voit quitter le sol français, nous confirmerons le plan de vol par radio, PONSON n’étant pas (encore douanier.

Il nous faudra 1 heure à 100 kts en longeant au cap 270 les Pyrénées, en survolant le Béarn puis le Pays Basque. Sans SOUNDFLYER à bord, Didier me guide à la voix, et le 270 voulu, a pu s’altérer en 240 ou 300, très exceptionnellement mes amis, je vous entends…. Le contrôleur de Biarritz, considérant sur son écran cette trajectoire artistique s’inquiéta de la cause, et quand Didier en toute franchise révéla la présence a bord d’un élève pilote Miraud-Volant, nous fûmes gratifiés d’un long silence dubitatif… Heureusement c’était l’aller, mais au retour, nous n’aurions pas échappé a un contrôle sangria sur le sol palois.

Au point Sierra Alpha , verticale Saint Jean de Luz, Biarritz info nous indique de basculer sur San Sébastian, et là, mes amis j’avoue n’avoir plus compris qu’un mot sur 2, ça va trop vite pour moi. J’aurai pu en bon frenchies critiquer la prononciation du Basque Espagnol s’exprimant en anglais, mais pas de chance, Didier lui comprend et plutôt bien. Runway twenty two, direct final, et twenty one çà doit être le QNH, voilà à peut près ce que j’ai capté. C’est une belle piste avec l’Atlantique en bout, faudra pas que les freins lâchent… mais le MC se pose très court, et nous prenons la première « gate » guidés par une voiture « follow me » jusqu’au park, à peine à 150 m à pied de l’aérogare. Didier connaît le circuit, et sans plus de formalités, 3 mn après nous sommes dans un taxi pour la cité côtière proche de Hondarrabia, sur une terrasse du centre envahies des premiers estivants, mais surtout d’Espagnols si friands du vivre dehors dés le premier soleil. Service rapide de quelques tapas d’anchois frais et autres chipirons à l’encre plus tard, et nous revoilà dans le circuit retour dans l’aérogare. Mais là ce sera un peu plus long : contrôle d’identité et recherche Interpol, sans oublier paiement de la taxe de 12 euros.
Vous avez de la chance dit il, elle a baissé depuis 3 semaines, estaba a dièz y nuève !.

La tour nous donne la runway 04, donc direct sur le point sierra de Biarritz, et le Rotax 100 chevaux active nerveusement la tripale pour franchir la Bidassoa, rivière frontalière, au-dessus de l’île aux Faisans, copropriété Franco Espagnole, au furent signés nombreux traités historiques bilatéraux.
Rebonjour la France, clôture radio in english: bye bye See you later…

Au cap 90 pour une petite heure, Didier me raconte le piémont Pyrénéen, cette fois ci sous un angle oriental. Nous enroulons pour une étape de base directe sur la 31 a PAU Pyrénées, sans oublier au parking de clôturer radio le plan de vol.

La ligne aéro-tapas SAN SEBASTIAN est ouverte depuis PONSON, mais il faut dire qu’elle est régulière depuis PAU avec les pilotes de l’Aéroclub du Béarn.

Ah j’allais oublier, le soir j’ai eu Thomas et devinez quoi ?: « il pleut sur le Forèz… »

Hasta lluego, amigos !

Jean-claude


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