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A.E.P.H.V.
« Les Mirauds Volants »

Les Mirauds Volants, c'est extra

Après des débuts difficile, à cause de papiers à remplir, et une précipitation intempestive du stagiaire qui ne voulait pas louper cette occasion, le stage fut quasiment sans défaut. Il y en a eu un seul, car un repas est arrivé en retard, à cause d’un livreur pas très au point. Il m’a fallu attendre le dimanche, en apprenant la passion de Patrice pour les cornichons, pour comprendre pourquoi, nous en avions eu autant dans les repas froids préparés. Mais personne n’est devenu cornichon pour autant. Je ne dirais rien à propos des mousses au chocolat répétées, puisque j’aime ça aussi. L’intendance était de qualité supérieure, rien à critiquer à propos des repas, de l’hôtel, des transports. Chapeau bas Messieurs !

8 stagiaires, 4 nouveaux, 4 hommes, 4 femmes, il n’y a guère que là que l’on rencontre la parité, sans magouille. On apprend assez rapidement que les ailes des avions ne les portent pas, mais les aspirent vers le haut. Personne n’a posé de question sur l’importance de surface des ailes du Concorde, mais il ne vole plus, celui-là.

La théorie dans les cours de Patrice n’était pas bourrative, il fallait simplement apprendre et réfléchir, pour mieux comprendre, et il y en a des choses à comprendre, dans une technique inconnue au départ.

En pratique, pour moi, il s’agissait d’un baptême de l’air, un peu particulier, puisque je devais tenir le manche. On apprend rapidement que ce manche n’est pas à prendre comme celui d’une pioche, mais plutôt comme un stylo, c’est plus subtil.

Plus les jours passent, plus le vol est harmonieux, correspondant à ce qu’il faut faire. Les chevilles pourraient enfler si les autres stagiaires ne progressaient pas aussi bien. La qualité vient des enseignants, pas de l’élève, dommage pour son propre moi.

Il y a pourtant eu des vides dans ce stage, ils furent bénéfiques, tout de même. Certains en ont profité pour aller voir Morphée. Il fallait aussi apprendre les bonnes manœuvres pour la machine à café, mais nous étions là pour apprendre, n’est-ce pas !

Cela nous a permis de mieux connaître les autres, et il est utile d’apprendre des vies différentes, on sort de sa routine. Des cécités acquises par des problèmes ignorés antérieurement, des stagiaires ou leurs parents qui ont fait le tour de France, voire des séjours à l’étranger, voilà de quoi satisfaire la curiosité congénitale qui m’habite. Et chacun met ses qualités au service des autres, les responsables de l’aéroclub d’Andrézieux-Bouthéon, les parents valides, les plus anciens aident les nouveaux, et mêmes des débutants apportent leurs connaissances.

J’ai même tenté de montrer l’importance de la fonction biliaire, et ce fut un sujet de plaisanterie dans la soirée. Trois soignants dans cette affaire : kiné, ostéopathe, micro kinésithérapie, reiki, de quoi avoir des approches différentes du corps humain, mais pas de conflit pour autant.

L’anglophobe que je suis a dû admettre que les anglais sont partout, plutôt leur langue. Comment faire autrement ?

Dans la mesure où il n’existe pas encore d’alcooltest parlant, pas d’alcool à consommer avant le coucher du soleil, mais cela ne concerne pas que les mirauds-volants. Nous avons pu un soir discuter de l’importance du sacrum, au bar, et l’anglais est intéressant là, pas de S au pluriel pour whisky.

Le plus important, c’est le pilotage, possible grâce au Sound flyer. On retrouve dans les oreilles et la stéréo de cet appareil, toutes les indications pour l’horizontal de l’avion, la monté, ou la descente, bref l’assiette. Mais avant de voler, il faut démarrer un engin inconnu, avec trop de boutons, de levier à manipuler, au moins pour la première fois.

Le moteur tourne, mais ce n’est pas tout, il faut de multiples réglages, la radio, pour pouvoir se mettre prêt à décoller, et leur autorisation pour le faire. Et une fois en l’air, il faut y rester, dans la bonne direction, sans pencher, sans trop monter, ni descendre, c’est épuisant, toutes ces nouveautés à assimiler et à appliquer simultanément.

Bien sûr, il y a le simulateur de vol, avec les mêmes appareils d’assistance pour mirauds, c’est aussi fatiguant, mais sans danger.

Tout cela apporte une meilleure maitrise de soi, sur le plan nerveux et physique. Il faut laisser ses emmerdes, sa nervosité au sol, autrement les erreurs s’accumulent. Pascal qui pense, et donc est, un instructeur de qualité nous ferait croire que l’on devient pilote averti, alors que l’on n’est qu’un apprenti.

La météo dont on se moque souvent, dans la vie normale, a une grande importance, vu qu’elle nous a même empêchés de voler le dimanche. Ce serait plutôt embarrassant de faire ici, la liste de toutes les choses effleurées, plus ou moins apprises, qu’il faudrait vraiment connaître pour une prochaine fois.

J’accuse toutefois les mirauds volants d’apporter aux stagiaires une forme d’addiction qui fait qu’un stage ne suffit pas, il en faudra au moins un autre, et sans doute davantage. Mais combien ?

Daniel


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