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A.E.P.H.V.
« Les Mirauds Volants »

60 minutes en ballon

Dimanche 6 septembre 2009, 5h15 : malgré l’heure très matinale, le réveil n’a pas besoin de sonner car nous sommes déjà bien réveillés.

Nous sommes à Vaugarni, au sud-ouest de Tours.

Arrivés la veille, nous avons passé la soirée et dormi chez Serge et Catherine, les propriétaires de la grange-théâtre de Vaugarny. C’est une ancienne ferme dont le corps a été transformé par Serge en habitation et dont les dépendance contiennent un théâtre et bientôt un cabaret. Les lieux sont magnifiques, plancher de chêne, tomettes, chambres à l’étage avec des poutres apparentes et relativement basses…

Des bruits dans la maison nous informent que les autres membres du groupe sont aussi réveillés et une odeur de café et de pain grillé indique que Serge est en cuisine.

Nous nous retrouvons tous à 5h45 autour d’un petit déjeuner composé de tartines, confitures variées et boissons chaudes. L’heure de départ est fixée à 6h15.

Nous devons d’abord prendre la route car, bien qu’il ait été possible de décoller d’ici avec les montgolfières, le vent nous aurait ramené sur des zones interdites de survol. Nous devons donc nous éloigner. Le cortège s’ébranle : les trois véhicules de transport des montgolfières et le minibus où nous sommes.

Après environ 30 minutes de route, nous arrivons au camping de Sainte-Maure, vaste champ herbeux où nous allons pouvoir préparer les trois montgolfières :

  • Bertha Bulle de Rêve,
  • Raven,
  • « Tout Rouge (toujours nommé ainsi bien que sa nouvelle enveloppe soit maintenant majoritairement bleue, avec deux bandes jaunes !).

Tout d’abord, il faut descendre les nacelles de leur plateau. Ensuite, la toile encore dans son sac est sortie de la nacelle, et les trois pilotes (Daniel, François et Michel)  peuvent effectuer les essais de brûleurs.

Chaque équipage sort et déroule la toile de son ballon. Ensuite, il faut coucher la nacelle sur le côté, l’amarrer au ballon avec les filins.

Voici venue l’heure du gonflage : un ventilateur souffle l’air ambiant pour gonfler l’enveloppe.

Une fois cette opération effectuée, la mise en route des brûleurs va chauffer l’air emprisonné. Suivant sa taille, il faudra 10 à 15 minutes à la montgolfière pour se redresser. Après cette préparation qui a duré une heure environ, nous pouvons embarquer dans la nacelle, qui est toujours au sol.

Le pilote met les brûleurs en route et la montgolfière quitte la terre, seulement retenue par la corde d’amarrage qui la relie à son véhicule de transport. Quand les trois ballons sont prêts, nos pilotes décident de décoller ensemble.

Nous voici en train de flotter en l’air. On ne sent rien spontanément, mais en passant la main hors de la nacelle, on peut percevoir un déplacement d’air, signe que nous sommes en train de prendre de l’altitude. Hormi, de temps à autre,  le ronflement des brûleurs, c’est une sensation magique de silence : pas le bruit du moteur de l’avion, pas l’écoulement de l’air autour du planeur…

Nous survolons des paysages encore endormis dans le petit matin. Quelques familles, alertées par le bruit des brûleurs, nous crient « Bonjour «, des chiens aboient en nous voyant passer. Un peu plus loin, dans une clairière, biches, sangliers et cerfs semblent ne pas s’émouvoir de notre présence.

Nous survolons ensuite une autoroute, puis la voie ferrée sur laquelle passe un TGV.

Après une heure de vol féérique, nous descendons pour nous poser dans un champ. Les deux autres montgolfières nous rejoignent, et commence alors le temps du rangement.

Tout d’abord, nous restons dans les nacelles jusqu’à l’arrivée des équipiers. Ils nous ont suivis avec les véhicules de transport et stabilisent la montgolfière afin que nous puissions en descendre un à un. En effet, il ne faut pas descendre ensemble car cela allègerait d’un coup la nacelle et l’enveloppe encore remplie d’air chaud la ferait redécoller aussitôt. La nacelle est stabilisée et nous pouvons en descendre.

Alors que le pilote tire sur la vidange du ballon, nous tirons la corde reliée à son sommet afin que l’enveloppe ne se dégonfle pas sur la nacelle. Il faut ensuite  replier l’enveloppe en chassant l’air encore à l’intérieur, puis la ranger dans son sac. Les véhicules de transport s’approchent ensuite et nous chargeons enveloppes et nacelle.

Pour toutes ces manœuvres, les équipages des différentes montgolfières s’entraident dans une sympathique ambiance pleine de rires et de chaleur humaine.

Nous reprenons alors la route pour regagner Vaugarni où nous arrivons vers 11H.

Pendant que les pilotes font un debriefing du vol, chacun va se rafraichir, boucler sa valise, ou tout simplement savourer cette matinée.

Nous nous retrouvons ensuite autour d’un copieux brunch pendant lequel ceux et celles qui ont effectué leur premier vol en montgolfière reçoivent un diplôme des mains de leur pilote.

Puis, nous nous séparons petit à petit en fonction des horaires de train ou de la route à parcourir pour rentrer chez soi.

Thomas

Photos du week-end.


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