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A.E.P.H.V.
« Les Mirauds Volants »

Bon comme un grain de Chasselas.

Le cœur des Vélivoles du CVVTG a du gout de ce délicieux raisin blond de Moissac. Ce millésime 2010 dégusté au travers des hommes et femmes qui nous ont accueillis durant 5 jours de stage planeur, était particulièrement sucré.

Le ciel fut de la partie, a part un dimanche midi a peine frisket, chaque jour nous offrit les moyens de voler et de durer en l’air. Nos amis les cumulus, producteurs d’ascendances d’air chaud, et pas d’eau chaude comme croyait François, se mettaient tranquillement en place au dessus de nos têtes vers midi, nous invitant à quitter la bonne table de Béa. Ou quand un plaisir chasse l’autre…

Plaisir oui, plaisir de se retrouver sous le soleil en bout de piste, en attente du remorqueur quadri pale, avec toujours a nos cotés, un généreux membre du club, qui se relayaient chaque jour pour nous guider en confort et sécurité. Plaisir d’enfiler le parachute, bien brêlé, et d’enfourcher le cockpit pour s’installer bien calé, et prendre en main le manche. C’est l’instant de métamorphose en oiseau ; on fait un avec les ailes droite et gauche. Plaisir du silence dès le câble largué, et de la sensation de glisse dans le fluide qui nous entoure.

C’est à cet instant que le ‘vélie-vol’ commence, et je sens mon instructeur à l’arrière s’ébrouer, nez au vent et fouet battant, tels le chien de chasse, en quête de l’Ascendance, Graal du vélivole.

Un jour les cumulus étaient épars, réduisant l’autonomie à rejoindre le terrain, un autre organisés en ‘rues’, comme tirés au trait de la règle d’un grand architecte de l’univers. Voies royales du pilote sans moteur, ces rues peuvent faire plusieurs dizaines ou centaines de kilomètres, et la dessous c’est la fête. Alors, on installe la trajectoire en guirlande, on accélère dans les transitions au meilleur rapport vitesse/taux de chute, et on relève le nez pour ralentir et prendre le temps de se ‘nourrir’ au mieux de la colonne d’air chaud génératrice du nuage.

Nos instructeurs, GG et Greg, Maitres en l’art de débusquer les pompes, nous ont gratifiés de vols quotidiens de 1 à 3 heures 30, le plus pour Patrice qui jouait sur son terrain.

Des heures de bonheur ou l’on fait corps avec la machine, ou les oreilles nous donnent la vitesse et les fesses l’ascendance. Dans son dernier vol, Mériam a testé le SF pour l’inclinaison. Thomas régla allégrement la bataille des varios et des plafonds dans sa danse quotidienne du Lambada, l’ULM moto-planeur.

Enfin, je soupçonnerai mon instructeur de délit de sérénité… trajectoire rectiligne, ailes à plat, pente et vitesse constante, un bercement douillet, et le planeur se fait oublier autour de nous pour un moment d’éternité.

Mais l’altimètre se dégonfle, et il faut se réveiller à notre responsabilité de rejoindre le plancher… sans vaches.

A l’approche de minuit, au barbecue, le point rosé atteint, on entendit même certains MV se sentir des ailes pour le monoplace…

Après l’initiation au vol de plaine de la première année, ce passage en deuxième année a confirmé nos espérances. Que vive la troisième à venir, pour continuer notre élévation.

Merci de tout cœur.

JC

Quelques photos du stage


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