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A.E.P.H.V.
« Les Mirauds Volants »

Petite vadrouille et décollage.

La Petite Vadrouille

Samedi 12 février 11h, François, Pascal notre instructeur et moi prenons place à bord du DR 400 F-GYKG devant le hangar de l’aéro-club de St-Etienne. Notre destination est le terrain de Mende (LFNB) avec un miraud volant qui pilote à l’aller et l’autre au retour. Avec François, nous nous sommes mis d’accord que, le solleil dans les yeux ne me gênant pas, c’est moi qui vais effectuer la première branche de la navigation. Toutefois, une idée de dernière minute me fait modifier mon trajet : au lieu de passer par Le Puy, pourquoi ne pas passer par Aubenas, qui certes n’est pas sur notre route à priori, mais peut nous permettre une jolie aéro-promenade au-dessus du Massif Central. Cette option convenant à tout le monde à bord de notre oiseau motorisé, après le décollage , direction le sud.

Et c’est là que ça ce complique… Malgré l’air frais et nos 5500ft, le soleil de cette fin de matinée se joint aux adrès et ubacs survolés pour nous envoyer quelques remuantes pompes et dégueulantes. Autant il est vrai que j’adore piloter, autant il est vrai que je n’aime pas les temps turbulants ; alors après avoir contourner le Mezinc, direction Mende, notre destination.

Quelques nautiques plus loin, les causses lozériens m’apportent des sensations plus agréables tant physiques qu’auditives (ceux qui ont déjà utilisé le Soundflyer en atmosphère remuante me comprendront). Et c’est là que le temps brumeux nous empêche pendant près de 20 minutes de trouver la ville et le terrain de Mende. Grâce au VOR de St-Flour (celui de Mende ne fonctionnait pas), nous finissons par nous posés devant le restaurant du terrain, notre destination (et oui, voler n’est pas tout dans la vie !). C’est un établissement agréable avec de nombreuses photos du film « La Grande Vadrouille » dont la scène finale de décollage des planeurs emportant Bourvil, Louis De Funès et leurs comparses a été tournée en 1966 sur l’aérodrome.

Thomas


Décollage en 13 façon grande vadrouille

Après le repas, je prend les commandes : prévol, mise en route, roulage, et nous sommes alignés en 13 altitude 3300 ft. Mise en puissance sur les freins suivie d’un décollage très technique avec palier d’accélération et alerte de décrochage en action : la piste remonte à son extrémité et elle est suivie d’une falaise qui donne au terrain l’allure d’un porte-avion. Cependant, il faut quand même gagner rapidement de l’altitude car il y a une barre de crêtes devant nous. Une fois le seuil de piste passé je prends rapidement un cap 30 pour éviter d’avoir à sauter la barre rocheuse et monte à 5500ft , direction Le Puy en Velay.

Quelques turbulences sont présentes mais plus douce qu’a l’aller. Le puy est en partie caché par une petite brume, j’incline vers un cap 40 puis toujours dans la brume Pascal m’annonce bientôt le survol de Monistrol-sur-Loire.

Une descente rapide en longue finale 36 commence à moins 1600ft/minute et 230km/h. C’est dur pour les oreilles… Après un cabré rapide avec grosse perte de vitesse jusqu'à l’arc blanc Pascal sort tous les volets et nous atterrissons en douceur.

Ce vol m’a permis de passer ma 20ème heure avion.

François


Ce qui pourrait résumer cette journée, c’est la curieuse répétition mathématique que nous avons remarquée : pour nous rendre dans le département 48, le trajet aller a duré 1h48min, le retour 48min et le repas nous a couté 48€ !

Quelques photos du vol.


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