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A.E.P.H.V.
« Les Mirauds Volants »

Pilote d'essai.

Hier, j’ai joué au pilote d’essai en m’aventurant à piloter le TB 20 de mon ami François, ancien pilote de ligne).

Tout d’abord, à quoi ressemble cet avion ? Il est en métal, avec les ailes basses, train rentrant, hélice pas variable et peut promener ses 5 passagers pendant 6 heures. Sur le plan morphologique, il possède un dièdre à l’emplanture, un marche-pied pour monter sur l’aile (très pratique pour les petites jambes ou les jambes particulièrement raides), une dérive situé en avant du plan horizontal arrière et surtout un long nez. Bien qu’il s’enorgueillisse d’un pareil apendice, il ne se prend pas pour Cyrano, mais il lui faut bien une certaine place et même une place certaine pour loger son moteur de 6 cylindres et de 250 chevaux.

Donc, l’histoire commence samedi 15 vers 11h. François et moi arrivons au terrain pour préparer l’avion et y installer le Soundflyer avant que nos passagers (2 amis de François) n’arrivent et que nous puissions nous envoller.

Dès le démarrage, l’impression de puissance est là : le bruit et la force qu’il faut mettre sur les freins me confirment que je ne suis pas dans mon DR 400 habituel. Roulage, alignement et décollage s’en suivent avec déjà un effort notable pour arracher l’avion du sol : même avec de la vitesse, le poids du moteur oblige à bien tirer le volant vers soi.

Nous voila partis pour Millau. Après quelques minutes, le niveau 65 est atteint et nous filons entre 140 et 150 nœuds, et c’est là que ça se gâte.

En effet, autant pour contrôler l’assiette de l’avion, les choses se passent plutôt bien. Mais pour l’inclinaison, c’est autre chose ! Je ne sais plus qui m’a dit un jour que un avion à volant : « on cale son coude sur l’accoudoir et on tient le volant à deux doigts et ça suffit », mais avec cet oiseau, l’opposition de l’air au débattement des commandes est un peu plus difficile à vaincre : il m’a fallu plusieurs fois avoir recours au second bras pour faire tourner l’avion, pendant que François jouait les guides touristiques pour nos passagers. Heureusement pour moi, le pilote automatique était là pour nous seconder de temps à autre.

A l’approche de Millau, le ciel jusqu’alors clément nous envoie quelques trains de nuages bas. Ceci ne nous a pas empêchés d’aller tourner autour du viaduc, mais la crainte d’être coincés sur place pendant le repas nous a amener à envisager une autre destination pour satisfaire nos estomacs. Direction Mende.

Au restaurant, la patronne m’a demandé si j’étais un miraud volant. Non pas qu’elle connaisse particulièrement notre Association, mais Bernardo s’y est rendu 10 jours plus tôt.

Un sauté de veau et un fromage blanc plus tard, nous reprenons les airs pour rentrer au bercail. Et la séance de musculation recommence.

Après une quarantaine de minutes, nous arrivons en vue de Saint-Etienne, intégrons le circuit en longue finale, et nous posons en douceur en tout début de piste afin de la dégager rapidement car d’autres avions étaient dans le tour de piste.

Le bilan de ce vol se résume en 2 magnifiques heures à survoler le Massif Central, une bonne séance de musculation et la certitude qu’on recommencera dès que possible !

Thomas


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