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A.E.P.H.V.
« Les Mirauds Volants »

Comment ça marche ?

Contrairement à ceux employés par nos camarades handicapés des membres inférieurs, les avions que nous utilisons ne font l'objet d'aucune modification spécifique.
Pour nous, deux types d'adaptations sont nécessaires :

  • Adaptations pédagogiques : Transcription en Braille (avec dessins et schémas en relief) ou en caractères agrandis de tous les documents de cours et de vol. Mais, afin d'étayer cet apprentissage, un travail sur maquettes est également indispensable, de manière à percevoir l'avion dans sa globalité.

    Sébastien explorant sous le capot d'un Cessna Aurélie donnant des explications à Marie-Emilie Une personne lit les cartes adaptées

    En effet, si, pour la personne bien voyante, il est aisé d'appréhender d'un seul coup d'œil la forme d'un avion grandeur nature, cela est totalement impossible pour la personne privée de la vue.

    Patrice montrant une maquette à Sébastien Après la maquette, Patrice fait découvrir l'avion lui-même à Sébastien

  • Adaptations dans la transmission des informations nécessaires au vol : En fait, il a fallu traduire par des mots toutes les informations visuelles que perçoit le pilote bien voyant au cours de son vol afin qu'elles puissent nous être communiquées. C'est là qu'intervient le rôle précieux de l'instructeur ou du pilote qui nous "prête ses yeux". En effet - et uniquement lorsque la sécurité ne risque pas d'en être affectée - nous avons opté pour un système d'information renseignant le pilote handicapé de la vue sur la position de son avion dans l'espace, sur l'état de ses paramètres de vol ou de ses paramètres moteur, et non pour des injonctions du type "maintenant, tourne à droite", ou bien "remets ton avion à plat", etc. Nous sommes ainsi, autant que faire se peut, mis dans des conditions analogues à celles de nos amis pilotes bien voyants qui, à partir d'une observation visuelle, doivent réagir pour adapter la configuration de leur machine ou pour réajuster leurs paramètres.

Frédéric effectue une visite pré-vol

Comme pour tout élève pilote, la visite prévol est indispensable. Chez nous, elle est beaucoup plus tactile.

Ces informations sont globalement de trois ordres :

  • Tout d'abord, celles qui concernent la position de notre avion ou planeur dans l'espace. L'aéronef monte ou descend (assiette), vire à droite ou à gauche (inclinaison), ou bien est sagement en vol horizontal (vol en palier).
  • Ensuite, pour être sûrs d'arriver où nous l'avons décidé, nous avons besoin d'indications concernant le cap que nous suivons et l'altitude à laquelle nous évoluons. Un peu plus tard, si nous persévérons, ce seront les informations concernant nos appareils de radio-navigation.
  • Enfin, et lorsque les autres paramètres sont corrects, on demande à notre compagnon de nous renseigner sur l'état de nos instruments moteur : températures, nombre de tours affichés, état de recharge de la batterie par l'alternateur, niveau carburant, etc.

Mais à tout moment celui qui nous "prête ses yeux" doit aussi supporter une tâche que nous ne pouvons assumer : celle qui consiste à assurer la sécurité active du vol. Bien sûr, le ciel est un espace de liberté, mais nous n'y évoluons pas seuls et il est indispensable de prévenir tout abordage avec un autre appareil.

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